jeudi 29 mars 2012

Les Meilleurs Smartphones

Samsung Galaxy S3

Équipé d'un processeur quadri-cœur maison (Exynos 4412 Quad) couplé à 1 Go de mémoire vive, d'un écran Super AMOLED HD (1280x720 pixels) de 4,8 pouces, d'une mémoire de 16 Go extensible (oui !) via une microSD – plus 50 Go de stockage en cloud offerts pendant deux ans sur Dropbox – et d'un capteur photo-vidéo de 8 Mpixels capable de filmer en1080p, le Galaxy S3 affiche du lourd.Bardé de fonctionnalités originales, d'une surcouche TouchWiz améliorée et d'une batterie de 2100 mAh, qui devrait lui assurer une bonne autonomie, le GS3 promet de faire mieux que le GS2, et de tenir tête sans aucun mal aux androphones haut de gamme de dernière génération.Tient-il ses promesses ? Laisse-t-il en effet sur le bord de la route les ténors du moment ? Réponse dans ce banc d'essai. 
 
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Ergonomie et design



Le nouveau smartphone phare du leader mondial de la téléphonie brille plus par ses spécifications techniques et ses quelques fonctionnalités originales que par son design, somme toute très classique, même si sobre et propret.
Comparé aux téléphones récents commercialisés par Sony, Nokia et HTC, qui ont particulièrement pris soin de travailler l'allure de leurs terminaux, le GS3 manque d'audace. Mais, on le sait, le design est une affaire de goût.

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Le GS3 près du One X : glossy vs mat

Si l'on apprécie sur ce nouveau modèle les lignes tout en rondeur, qui tranchent avec l'aspect anguleux du GS2, on regrette le recours, à nouveau, au tout-plastique, même s'il est qualitatif ici. À vue d'œil, l'appareil n'appelle pas franchement à penser qu'il s'agit là d'un smartphone dernier cri.

Le tour de force du fabricant réside finalement dans le fait que, pour un terminal doté d'une si grande diagonale, le rapport taille/encombrement/poids est très bon. Dans une poche de jean, le terminal ne se fait toutefois pas oublier facilement. Pourtant, il bénéficie d'une excellente prise en mains (une petite menotte, seule, aura un peu de mal à gérer certaines fonctions sans faire appel à l'autre main) et le poids demeure bien maîtrisé (133 g). On en viendrait presque à apprécier la robe en plastique, un matériau qui autorise ce poids plume.
Pour compenser l'absence d'un design plus "aventureux", on se consolera avec la finition, excellente.

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D'un point de vue ergonomie toujours, mentionnons les deux touches sensitives situées sous l'écran. Il nous est arrivé, à plusieurs reprises, de toucher l'une d'elles par mégarde, enclenchant de facto la fonction qui lui est associée (retour / paramètres). C'est notamment le cas lorsque l'on prend des photos : l'appareil quitte inopinément, régulièrement, juste parce qu'un doigt a effleuré la touche "retour". Il faut donc apprendre à faire attention pour limiter ce choix hasardeux.

Le GS3 propose, en haut et à gauche de l'écran, une LED de notifications, toujours pratique : elle clignote lors de la réception de nouvelles notifications et change de couleur selon qu'il s'agit de la réception d'un SMS ou d'un email.


Ecran



Posons-nous donc un instant sur ce grand et bel écran Super AMOLED HD de 4,8 pouces,testé la semaine passée.

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L'affichage, flatteur, jouit d'une très grande finesse et offre une colorimétrie mieux maîtrisée que sur le GS2, les couleurs étant moins délirantes et, enfin, plus neutres (delta E à 5,3). Si la température des couleurs a été revue légèrement à la baisse, on constate encore une dominante de bleu sur les images affichées, et plus particulièrement sur le blanc (cf. les pages web). Entre l'excellent contraste et le niveau de luminosité, on y voit toujours clair, même en plein soleil.

Interface et navigation




Samsung profite de sa force sur le marché pour passer outre les quelques recommandations faites par Google depuis la sortie d'Ice Cream Sandwich (ICS) et pousser une interface où ses propres applications, comme Music Hub ou Game Hub, sont particulièrement mises en avant.

Contrairement aux derniers téléphones sous Android ICS, ce terminal offre bien un port microSD pour étendre la mémoire, il conserve bien deux touches tactiles sous l'écran et la touche physique, qui ramène à la page d'accueil ou, avec un appui prolongé, ouvre le centre de la gestion du multitâche. Du coup, ici, on ne trouve pas une touche tactile d'accès direct au mode multitâche comme le proposent les derniers androphones.

La surcouche améliorée Samsung TouchWiz, qui camoufle clairement Android, est une interface dynamique offrant un vrai confort d'utilisation. Les puristes, fans d'Android dans sa version brute, risquent, eux, de ne pas tellement apprécier les choix, graphiques et de navigation, proposés par le fabricant coréen. Au contraire, il y a fort à parier qu'un large public s'y fera parfaitement et simplement, d'autant que l'utilisateur est très bien guidé lors de sa première utilisation, histoire d'appréhender au mieux ce nouveau terminal-prêt-à-consommer.

Comparé à l'éco-système HTC Sense, Touchwiz, malgré une évolution notable (graphisme épuré, possibilité de classer par ordre alphabétique les applis, classement par dossiers, arrivée de nouveaux services logiciels...), demeure encore un peu moins riche, un peu moins poussée. Mais, comme pour le design, c'est une affaire de goût qui fera pencher un utilisateur pour l'une ou l'autre solution. Retenons que l'expérience utilisateur proposée ici a gagné en efficacité.


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L'interface Touchwiz offre sept bureaux d'accueils, qui accueilleront applis et widgetsLe dock, en bas de l'écran, accueille désormais 4 applis paramétrables et 1 appli fixe, celle qui mène au menus d'applis et widgets.

Passons très furtivement sur S-Voice, un assistant vocal intelligent à la Siri, accessible en cliquant deux fois sur le bouton central. En l'occurrence, l'assistant ne se montre pas franchement à la hauteur et peut même vite devenir pénible tant il comprend de travers ce qu'on lui dit/demande. La copie logicielle est à revoir et Siri conserve un net avantage, même si, lui aussi, est encore perfectible.

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De nouvelles fonctions pour certaines bienvenues comme à droite, dans répertoire : il suffit de poser son doigt sur un contact et d'aller vers la gauche pour lui envoyer un SMS ou vers la droite pour l'appeler

Heureusement, Samsung propose à l'utilisateur quelques options (à activer dans les paramètres Mouvements) pas si gadgets que cela et plus abouties que S-Voice.
En vrac : le téléphone coupe la sonnerie lorsqu'on pose l'écran face table (on avait déjà vu cela) et vibre (Smart Alert) lorsqu'on le reprend pour indiquer l'arrivée de messages ; possibilité d'appeler directement une personne dont on vient de lire un SMS. Il suffit d'approcher le terminal de l'oreille pour qu'il compose, comme un grand, le numéro dudit contact ; possibilité de prendre un appel entrant sans avoir besoin de décrocher manuellement (Direct Call), juste en approchant l'appareil de l'oreille. Sauf que là, le résultat est franchement aléatoire, le GS3 ne décrochant que très rarement seul.

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Un panneau de notifications toujours aussi efficace, avec, en haut un accès rapide au Wi-Fi, à la luminosité, etc. À droite : la gestion multitâche

Pour effectuer une copie d'écran, il suffit de balayer l'écran de gauche à droite (ou inversement) avec sa main. Appréciable. En termes de gestuelle, le GS3 permet aussi de revenir en haut d'une liste (contacts, emails...) en tapotant deux fois sur le dessus de l'appareil. Nous préférons encore la solution d'iOS sur l'iPhone, qui permet de revenir rapidement en haut d'une longue page web juste en touchant le haut de l'écran.

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Affichage des sept pages d'accueil

Autres idées nées avec ce téléphone : Social Tag et Buddy Photo Share. Ces mini-logicielsmade in Samsung permettent en gros d'identifier visuellement ses contacts au sein du téléphone afin de les taguer plus rapidement sur les réseaux sociaux - grâce à la reconnaissance visuelle -, de voir leur activité sur Facebook et de partager facilement des clichés (SMS, emails : photo ci-dessous).

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Enfin, il nous faut évoquer une autre nouveauté : la veille intelligente. Rien que ça. L'idée : en mode lecture prolongée, l'écran ne passe pas en mode veille. Inutile donc d'avoir à le toucher pour le réactiver. Le GS3 sait, grâce à un capteur en façade, que les yeux du lecteur sont toujours rivés sur l'écran et le maintient donc allumé le temps qu'il faut pour terminer tranquillement la lecture d'un article ou d'un e-book. Si ce service peut paraître anecdotique, on s'y fait très vite, et très bien !

Nous avons trouvé excellent le clavier virtuel, précis et réactif. C'est simple : les erreurs de frappe n'existent pas.

En termes de comportement, le GS3 est un terminal ultra-réactif qui ne faiblit jamais. Pas une seule fois il n'a en effet été pris en défaut. Qu'il s'agisse de la navigation entre les menus, qui jouit d'une fluidité exemplaire (plus fluide que sur le One X, si l'on tient à chipoter un peu), de téléchargements d'applications ou de pages web (même lourdes), qui se font promptement. Le multitâche est en outre capable de faire tourner plusieurs applications et fonctionnalités sans jamais faire faillir le terminal. Du côté des benchmarks, le GS3 se paie une longueur d'avance sur ses petits camarades (dont le HTC One X), que l'on parle de traitements graphiques (en atteste la fluidité constante même sur les jeux gourmands et dans le décodage de vidéos en 1080p) ou de puissance de calculs (CPU).

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Si le téléchargement des pages est rapide et que l'écran offre une bonne lisibilité, la navigateur bénéficie d'une ergonomie perfectible. Coup de pouces : Opéra est sur le Play Store

Évidemment, avec tant de puissance proposée, on attend impatiemment des jeux et des fonctionnalités exploitant vraiment une telle plate-forme. Contrairement aux smartphones sous Tegra 3 (nVidia), qui profitent de jeux exclusifs (Tegra Zone) optimisés pour ce processeur, les développeurs n'ont pour l'heure pas été invités par Samsung à développer des jeux pour son chipset maison, l'Exynos. Un point qui fera peut-être pencher les fans de jeux sur consoles mobiles du côté du HTC One X, ou du prochain LG Optimus 4X HD.

Multimédia



En marge de l'équipement technique que Samsung n'a pas négligé, le fabricant s'est aussi assuré que la fonction photo/vidéo de son dernier bijou (pas de touche physique d'accès à l'APN) soit d'une qualité certaine. Comme nous le soulignions dans le test de ce capteur rétro-éclairé et stabilisé, le terminal bénéficie un excellent appareil photo nomade. Il est très vif au déclenchement et à l'enregistrement et rivalise sans mal avec les référents du genre,iPhone 4S et One X en tête. Il est même un poil plus véloce que l'APN de HTC, pourtant déjà très prompt au déclenchement. 

Barbie SIII
 
 
Scene SIII













 
Le GS3 s'aligne sans problème sur le rendu de l'iPhone 4S, avec un niveau de détails un peu moindre mais aussi avec un rendu des couleurs plus juste. Le GS3 est un peu au-dessus du One X, sauf pour la montée ISO, meilleure sur le terminal taïwanais.

GalaxyS3 iso
Monté ISO du GS3

L'interface de l'appareil est très agréable à utiliser et autorise même l'utilisateur à placer dans l'ordre qu'il le souhaite les touches d'accès aux fonctions. Notons la présence de la détection des visages (la fonction "yeux ouverts" fonctionne de manière aléatoire), d'un mode HDR, panorama, rafale (20 photos d'affilée, puis l'appareil sélectionne, si l'utilisateur le souhaite, la photo la plus réussie), l'accès aux ISO et un mode macro plutôt efficace pour un smartphone.

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Une interface APN agréable et la possibilité de photographier tout en filmant.

Le mode vidéo offre un rendu correct (pour le son... c'est beaucoup moins probant) avec un niveau de stabilisation honnête pour un smartphone et un mode zoom, que l'on ne poussera que peu, sous peine d'obtenir un rendu très bruité. Durant une capture vidéo, il est possible de prendre des photos de la scène filmée en appuyant simplement sur un déclencheur installé dans l'interface, en haut et à droite de l'écran. Une fonction bienvenue, déjà proposée sur la série One de HTC.

Autre fonction liée à la vidéo, PopUp Play permet de continuer à visionner un film (seuls les films installés dans la mémoire du téléphone fonctionnent ainsi donc, pas de Youtube) tout en ayant une autre activité (surf, lecture d'emails...). La vidéo s'affiche alors en petit dans un coin de l'écran et jouit, malgré la taille, d'une bonne visibilité. Mais, dites donc, le multitâche (de la machine et de l'humain) n'a-t-il donc aucune limite ?!

Samsung nous a habitués à proposer un lecteur vidéo complet. Le GS3 ne déroge pas à cette règle : sous-titres bien supportés, de nombreux formats décodés en natif, et support du 1080P avec une belle fluidité.

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Côté audio, ce Galaxy S3 ne se différencie pas de son aîné, les mesures effectuées sont en effet similaires. On retrouve donc un rendu sonore de bonne qualité sans aucune distorsion du signal envoyé et un volume sonore maximal plutôt correct. Le haut-parleur externe reste, quant à lui, dans la moyenne haute de la concurrence, ce qui permet, au mieux, une écoute d’appoint.
Pour ce qui concerne le lecteur audio, celui-ci reste pauvre en réglages sans véritables nouveautés. Le kit main-libre fourni reste correct pour une conversation mais, pour écouter votre musique, il sera absolument nécessaire d’investir dans un casque audio de meilleure facture.
 
Pour transférer du contenu (photo, vidéo, jeux...) sur un TV et profiter d'un écran plus grand, en l'absence d'un port HDMI sur la tranche de l'appareil, il faudra passer soit par le mode DLNA (fonction All Share) soit raccorder le smartphone au téléviseur via le port micro-USB compatible MHL, mais, attention, le câble MHL dédié au GS3 n'est pas fourni et votre ancien câble ne fonctionnera pas...

Autonomie



Avec une batterie de 2100 mAh, le GS3 offre une autonomie des plus correctes. Comparé au GS2, le nouveau venu est bien meilleur. D'aucuns diront qu'il n'y avait pas de mal à faire mieux. Le GS3 vient tenir tête au Huawei Honor, lui aussi pourvu d'une très bonne autonomie pour un terminal du genre. Comptez facilement une journée et demie, voire deux, sans avoir besoin de recharger l'appareil. Face à son concurrent direct chez HTC, à savoir le One X, qui malgré une mise à jour lui offrant une meilleure autonomie que lors de sa commercialisation, le GS3 se montre plus endurant.

Epilogue 

Le Galaxy S2 a, comme on dit, cartonné. Il s'en est vendu des palettes. Avec son GS3, Samsung compte bien poursuivre cette success story, d'autant que le prochain iPhone, un concurrent certain, ne va pas sortir de si tôt. Reste qu'avec une telle diagonale d'écran, le fabricant coréen prend un risque : y a-t-il autant de gens que cela qui souhaitent s'offrir un smartphone aussi grand ? Alors, certes le Galaxy Note semble cartonner, malgré son format hybride XXL, mais de là à pousser aujourd'hui dans les poches d'une majorité de mobinautes un téléphone si grand, si peu discret aussi... À moins que Samsung ait désormais les moyens d'imposer et de démocratiser de nouveaux formats, de nouveaux codes, de donner envie d'un grand téléphone, sans que l'on s'y soit franchement préparé, un peu à la manière d'Apple ces trois dernières années, avec l'iPhone et l'iPad.


Video :



Apple iPhone 4s




Sur le papier, Apple nous refait le coup de 2009 avec l’iPhone 3G et sa mise à jour hardware le 3GS. À l'époque, Apple avait fait évoluer son smartphone en lui offrant plus de puissance et un capteur de meilleure qualité. Bref, un iPhone qui pouvait désormais filmer.

Avec l'iPhone 4S, on retrouve la même logique de mise à niveau hardware. Configuration double cœur à 1Ghz similaire à l'iPad 2 qui ravira les joueurs et les impatients, et un capteur 8 mégapixels avec surtout une belle ouverture et des aptitudes Full HD 1080P. Si sur ces points, Apple ne fait que s’aligner sur la concurrence, l'atout principal d’Apple reste son iOS 5, iCloud et son écosystème d’appli et contenu.

Ce nouveau fleuron, s'il n’est pas révolutionnaire en termes de format, s’inscrit dans une logique de gamme iPhone, un "line-up" qui vient couvrir l’essentiel du marché comme nous vous l’indiquions il y a quelques semaines.

Design identique, écran toujours aussi bon


Évacuons tout de suite la polémique. Oui, l’iPhone 4S adopte le même design que son aîné et donc le même écran Retina 3,5 pouces (960 x 640 pixels ). Si vous souhaitez un 4 pouces ou plus, passez votre chemin, du moins pour le moment.



Sachez tout de même que cet écran offre toujours la densité de pixel (ratio résolution/diagonale) la plus importante du marché avec 326 PPI ce qui confère à l'iPhone 4S un affichage précis et toujours aussi confortable à l’usage. Son angle de vision et la justesse dans les couleurs demeurent encore des atouts pour cette dalle LCD IPS. Pour le moment, seul l'écran de 4.6 pouces ( 1280 x 720 pixels et 316 PPI ) du Galaxy Nexus offre une telle finesse dans la restitution.
Même format d’écran et design  que l'iPhone 4 mais comme le précise l’as du marketing Phil Schiller, qui a épaulé le nouveau DG Tim Cook lors du Keynote iPhone 4S, "à l'intérieur, tout est nouveau". Suffisant pour le différencier de son glorieux ainé ?


Un photophone accompli



Ce n'est pas une nouvelle, les smartphones (et l’iPhone en particulier) sont massivement utilisés comme appareils photo, notamment en situation "point and shoot" que l'on pourrait qualifier de photo instantanée. À tel point qu’ils ont remplacé pour beaucoup le petit appareil photo compact d'entrée de gamme. Sur Flickr, c’est bien l’iPhone l’APN le plus utilisé devant les reflex et autres formats d'appareils photo tels que les compact "hybride".

Apple avait bien intégré cette aptitude pour la photo sur l'iPhone 4  (voir le face à face avec le Samsung Galaxy S ). Avec l'iPhone 4S, cela devient un argument différenciant avec la précédente génération. Plus que la montée en résolution, 8 mégapixels contre 5 auparavant, c’est bien le traitement des cinq lentilles, le filtre infrarouge, le travail sur la colorimétrie et la très belle ouverture de f/2,4 contre 2,8 sur l iPhone 4 qui place le nouveau fleuron pommé au top des photophones actuels.


Avec ces caractéristiques, l’iPhone 4S est particulièrement lumineux et obtient un bruit limité dans des conditions d’éclairage assez faibles. Le traitement d’image via le double cœur Apple A5 et iOS 5 participent à ces excellents résultats. Pour établir la qualité des photos réalisées par l'iPhone 4S, nous avons comparé les clichés avec un iPhone 4 et un Galaxy S2:
Cliquer sur l'image pour afficher le format d'origine
 
iPhone 4S                                                       iPhone 4
 

A titre de comparaison, les même sujets capturés avec le Galaxy S2 :
 

L'iPhone 4S à gauche se montre plus neutre et respecte mieux les couleurs. Il est aussi plus détaillé dans la restitution. A côté, l'iPhone 4 ( à droite ) délivre des clichés plus saturés au niveau de la colorimétrie tandis que le Galaxy S2 fait figure d'entre deux. 
Nous apprécions également les petites améliorations comme la touche de volume devenant un déclencheur physique et la possibilité d'accéder au menu photo depuis l’écran de verrouillage ou poster sa photo sur Twitter en natif sont bien vus. 
Autre possibilité qui ravira les photographes comme les vidéastes amateurs, le verrouillage de l'exposition ( AE ) et de l'autofocus ( AF ) en appuyant quelque instant sur l'écran tactile. De même, le zoom peut s’effectuer avec un "pitch out" en écartant deux doigts. En l'absence de zoom optique, on vous déconseille d'utiliser ce zoom numérique qui dégrade la qualité des photos. Vous trouverez aussi quelques réglages basiques pour améliorer automatiquement les photos, corriger les yeux rouge ou rogner les photos.

Le passage du 720 au 1080p toujours à 30 images/seconde est également un plus même si sur ce point, Apple s’aligne sur la concurrence haut de gamme. Le verrouillage AE/AF est en revanche très appréciable dans le mode vidéo et il est toujours possible d'utiliser iMovie pour monter, à la volée vos rushs en Full HD. Là encore, le gain est palpable entre l'iPhone 4S et son glorieux aïeul. 

Vidéo face à face à venir ....

Plus rapide !

Selon la logique "S" pour "Speed", cet iPhone 4S est donc plus véloce, un argument de plus donc par rapport à l'iPhone 4. Nous avons pointé les performances selon différents usages pour constater le gain entre un iPhone 4S et un iPhone 4 sous iOS 5. Nous avons réalisé les mêmes tests plusieurs fois afin d'obtenir les résultats les plus justes. Ces résultats sont mesurés en secondes, la valeur la plus basse est la meilleure.
 
Comme ce fut le cas avec l'iPhone 3G et sa mise à jour hardware, le 3GS ,  les chiffres que nous avons obtenu illustrent le saut obtenu entre le nouveau smartphone d'Apple et son ainé.
Apple avance une rapidité 7 fois supérieure face à l’iPhone 4 grâce à sa solution double coeur sur base ARM Cortex A9 et GPU SGX 543 MP2. Une solution identique à l'iPad 2, seule la fréquence diffère avec 1Ghz pour la tablette contre 800 MHz pour l'iPhone 4S. 

Ce double cœur devrait surtout s’illustrer pour les jeux exclusifs comme ce fut le cas pour l’iPad 2. Les jeux optimisés pour le double cœur et GPU de l'iPhone 4S seront proposés en décembre prochain. Nous ne manquerons pas de faire le point à cette date. 

Cette vélocité concerne également le débit de données, puisque l’on passe à la 3G+ jusqu’à 14,4 Mbps contre 7,2 pour l'iPhone 4. S'il s’agit ici de données théoriques, le gain en mobilité sera significatif. Sur ce point aussi, Apple s’aligne sur la concurrence, le Galaxy S2 montant à 21 Mbps. Encore faut-il que vous vous trouviez dans une zone couverte par un tel débit, principalement les grandes villes.


Toujours au chapitre optimisation réseau, les déconvenues liées à l’Antenna gate, ces problèmes de réception réseau sont résolus avec deux antennes dédiées et une nouvelle conception. Par ailleurs, les globe-trotters apprécieront la compatibilité GSM/CDMA pour couvrir l’Europe, les États-Unis et une partie de l’Asie. Une stratégie également commerciale de la part d'Apple qui entend bien couvrir les marchés mondiaux avec un seul terminal.

Une autonomie à la baisse 

Apple qui réalise des efforts à chaque génération évoque une autonomie accrue sur l'iPhone 4S . Pourtant, de l'aveu même de la la firme de Cupertino, ce nouveau smartphone pommé se montre moins autonome sur certain usage.
Apple annonce 1 heure supplémentaire en appel 3G mais la navigation Web reste à 6 heures toujours en 3G et baisse en Wi-Fi de 10 à 9 heures. De même et toujours selon les spécifications fournies par Apple, cet iPhone 4S offrirait un temps de veille de 200 heures contre 300 pour l'iPhone 4...
Un pratique, nous n'avons pas constaté l'autonomie à la hausse annoncée, bien au contraire ! Il faut dire aussi que ce nouvel iPhone 4S repose sur la même batterie de 1432 mAh soit 2 mAh de plus que son prédécesseur. Si la solution double cœur est moins gourmande, iOS 5 pourrait lui se montrer énergivore. 

Nous avons utilisé simultanément un iPhone 4 et un 4S avec les mêmes paramétrages, notamment pour le push. Consultation de web et mails en 3G, écoute de musique, un peu de jeu et quelques coups de fil, notre iPhone 4S s'est toujours éteint avant l'iPhone 4, parfois avec près d' 1 heure de décalage.
Difficile d'identifier les usages standards pour chaque utilisateur mais selon nous, l'iPhone 4S est sensiblement moins autonome que son ainé.

Siri, iOS 5, iCloud

La force d’Apple réside aussi dans son système d’exploitation intuitif. Et la dernière version d’iOS 5 compte pas mal d’amélioration : voir notre  focus en image des nouveautés . Même "punition" pour iCloud, cet outil de synchro dans les nuages largement abordé dans nos colonnes. 
Ce service "dans les nuages" qui est en passe de devenir l’une des pierres angulaires d’Apple à côté de l’écosystème rentable que constituent App Store, iTunes, iBook Store. 

Le mode Lecteur permettant de retirer la pub

Ce Mobile Me amélioré et gratuit devrait bénéficier de nombreuses optimisations futures et prendre de plus en plus de place au sein de iOS en créant l’addiction des utilisateurs. 

Si les premiers 5 Go seront gratuits, ce service pourrait bien devenir indispensable pour partager vos données notamment toute la musique de votre PC vers votre "iDevice".
Autre cheval de Troie, iTunes Match qui contre 25$ par an se propose de scanner les fichiers audio présents sur votre disque dur pour les streamer depuis n’importe quel terminal iOS. Si la possibilité de transformer les fichiers illicites de qualité très moyenne en AAC 256 Kbps entraine des levées de boucliers chez les majors, certains utilisateurs devraient être ravis de ce service qui sera dans un premier temps uniquement disponible outre-Atlantique.

 

HAL 9000 dans ton iPhone

La fonction qui a le plus fait parler d’elle, c’est Siri, un nouvel assistant vocal justement. Exclusif à l'iPhone 4S, cet outil offre une belle évolution du voice control disponible depuis l’iPhone 3GS. Un contrôle vocal qui a créé le buzz et a largement contribué au succès commercial rencontré par l'iPhone 4S. Saisi d’un message, accès à l’agenda, à la météo, bourse et bien plus encore, Siri est LA killer App de l'iPhone 4S. Pour en savoir plus sur son fonctionnement, direction notre vidéo.

Siri nécessite un accès à une connexion 3G ou Wifi, vos paroles sont donc envoyées à Apple et leurs serveurs se chargeront de les convertir en texte ou de commander l'appli nécessaire. Un plus pour l'évolution de cet outil qui agrège les requêtes vocal des utilisateurs afin de s'améliorer et répondre le plus judicieusement. Le revers: impossible d'utiliser Siri lorsque vous n'êtes pas couvert par un réseau.

Puisque Siri a la main sur de nombreuses appli ou données personnelles ( seuls Maps et les itinéraires ne sont pas encore gérés ), nombreux posent les questions de protection et de sécurisation de l'accès. Certains utilisateurs ont par exemple pointé la possibilité d'accéder aux données avec Siri sans renseigner le mot de passe. Un critique un peu trop hâtive, il suffit pourtant d'aller dans les Réglages, Verrouillage par code et autoriser ou non l'accès à Siri lorsque l'appareil est verrouillé par un code...

Reste la critique de l'utilisation de Siri in situ. Il faut en effet accepter de parler à son iPhone sans pour autant être pris pour un illuminé. Si l'on utilise les premières fois Siri en mode "haut-parleur", la possibilité de lancer l'application de reconnaissance vocale en portant l'iPhone à l'oreille nous semble déjà plus naturel et assurément plus discret.

Cet iPhone 4S dispose de suffisamment de nouveautés pour pousser l’adoption des propriétaires d’iPhone 3GS, c'est indéniable. Si les différences avec son ainé sont en revanche plus ténues, ses aptitudes pour la photo/vidéo et son contrôle vocal pourraient créer l’adhésion dans le cadre d’un renouvellement ou d'une portabilité du numéro. Et comme l’iPhone 4S est au même prix que son prédécesseur, pourquoi pas.
VIDEO :




Samsung Galaxy S2




Annoncé au MWC 2011, le successeur du Galaxy S était très attendu. Avec une forte participation des opérateurs et le jeu des subventions et ODR, le prix du Galaxy S se voulait attractif.
Avec son Galaxy S2, Samsung entend renouveler; les très bonnes ventes de son aïeul en misant sur un processeur double cœur, un affichage plus confortable de 4.3 pouces, la Full HD et Android 2.3. Une bonne recette pour séduire le grand public à la recherche d’une machine performante et polyvalente ?

Prise en main

Le Galaxy S premier du nom nous avait quelque peu déçus par sa coque en plastique glossy, le nouveau Samsung Galaxy SII reprend les mêmes codes esthétique et les mêmes finitions plastique. La nouvelle robe est certes plus confortable au toucher, le design plus massif et carré du Galaxy S2 plaira aux technophiles masculin mais la qualité perçu n'est pas vraiment en adéquation avec son positionnement haut de gamme. Sur ce point, le HTC Sensation et sa finition métal est plus flatteur même si son design est plus convenu.

Résultante logique de cette finition plastique, le poids et l'épaisseur. En dépit d’un plus grand écran de 4.3 pouces et d’une batterie plus performante de 1650 mAh, le nouveau Galaxy S2 parvient à être plus fin que son aîné avec 8.49 mm d’épaisseur. Plus fin, mais aussi plus léger de 3 g, avec 116 g sur la balance. Le Galaxy S 2 délivre tout de même une impression de solidité, pas de jeu constaté et les plastiques ne craquent pas sous les doigts, les finitions sont correctes.

Avec son nouveau format plus carré et son revêtement arrière , la prise en main se veut meilleure. Le Samsung Galaxy SII ne vous glissera pas des mains. Sous l’écran tactile, on retrouve les même touches que sur le Galaxy S de première génération, idem pour la tranche avec le volume, le micro USB et le jack audio en revanche, toujours pas de touche dédiée à l’appareil photo.

De gauche à droite, HTC Sensation, Samsung Galaxy S 2, Apple iPhone 4

Performance

Première impression une fois le terminal en main : l’écran 4,3 pouces Super AMOLED Plus du Galaxy S2. Si sa résolution reste de 800 x 480 pixels, le gain de 0,3 pouce par rapport à son aîné se fait sentir et apporte logiquement plus de confort. L'écran AMOLED ne fera pas que des heureux, ce dernier est lumineux, contrasté mais délivre également des couleurs très saturées. Une saturation qui se veux intéressante pour la vidéo et les jeux, nous préférons tout de même les écran S LCD qui se montrent plus neutres dans la restitution des couleurs. Affaire de goût.
Que ce soit pour l’affichage d’une vidéo (gestion des flux Full HD y compris les vidéos en Flash ) ou d’un jeu, ce Super AMOLED Plus se montre performant, d’autant que le temps de réponse a été amélioré. Pour faire tourner correctement Android 2.3, Samsung a embarqué son processeur maison Orion double cœur cadencé à 1.2 GHz (Exynos 4210). Selon les marchés couverts, un Nvidia Tegra 2 pourra être proposé afin d’éviter le problème de pénurie de composant.




Ce double cœur Samsung Exynos est cadencé à 1.2 GHz et épaulé par 1 Go de RAM, avec ce monstre de puissance, nous n’avons noté aucun problème de fluidité avec différentes applis ouvertes et la lecture d’un film Full HD. L’ensemble nous a semblé remarquablement fluide, une fluidité que l’on retrouvait de manière plus aléatoire sur le Galaxy S 1. Si, sur le papier, il s'agit de la solution la plus performante actuellement, dans la pratique, nous n'avons pas constater de réel différence avec un HTC Sensation qui s'appuie sur un Qualcomm MSM8260 à 1.2 Ghz. 

Difficile dans tout les cas de prendre à défaut ce Samsung Galaxy S2 au niveau performance et réactivité...

Les connectivités sont classiques avec le Wi-Fi n, l’HSDPA+ (3g+), le Bluetooth 3.0, l’A-GPS, le DLNA 1.5, en revanche, toujours pas de mini ou micro-HDMI . Un bémol concernant le tuner FM, la qualité de réception nous a semblé perfectible. Une fonctionnalité qui demeure de toute façon anecdotique.

Concernant la NFC (technologie de communication sans contact notamment utilisé pour le paiement), les infos divergent. Selon un chef produit Samsung France, le module est bien présent en natif, selon d’autres sources, il est optionnel… Dans tous les cas Android 2.3 Gingerbread gère cette fonctionnalité par défaut. Pour le stockage, vous pourrez compter sur 16 ou 32 go en interne toujours extensible via le slot MicroSD HC.

S’il est plus fin et léger, le Galaxy S2 profite d’une batterie plus performante de 1650 mAh contre 1500 auparavant. Consommation énergétique mieux répartie avec le double cœur, écran plus grand mais aussi présenté comme plus économe, le Galaxy S2 s'approche des deux jours d'utilisation intensive. Un résultat très satisfaisant au vue des spécificités proposées.


Photo vidéo multimédia


Le Galaxy S premier du nom était particulièrement convainquant dans la capture photo/vidéo ( voir le face à face avec l'iPhone 4 et le N8). Son successeur se montre encore meilleur en profitant en plus d’un flash LED et de nombreux réglages supplémentaires qui sont toujours les bienvenus. La qualité des photos prises avec le Galaxy S2 nous ont semblé bonnes pour un mobile, les couleurs sont reproduites fidèlement, la mise au point est assez rapide et les paramètres ( dont le mode Beauté) très efficaces. Comme à l'accoutumé, vous retrouverez la balance des blancs, le contrôle des ISO, détection des sourires mais aussi des clignements des yeux et la balise GPS pour géolocaliser vos clichés.
On regrette seulement l'absence d'une touche physique dédiée à la photo.
Puisque le Samsung Galaxy S2 lit ( très bien) la Full HD, le constructeur coréen lui a gratifié d’un capteur CMOS de 8 mégapixels qui filme également en Full HD 1080p à 30 images par seconde en MP4.  

Une résolution de 1920 x 1080 assez exceptionnelle sur un mobile, si nous sommes encore loin d'une camera HD dédiée pour des raisons physique de taille de capteur et d'optique, la qualité des vidéos capturées est juste bluffante ! Résultante logique pour une telle résolution, comptez 1 Go de stockage pour une vidéo de 8 minutes ... La compatibilité vidéo est tout aussi complète avec du MP4, H.264, H.263, WMV, DivX, Xvid, toujours en Full HD ! On apprécie également le petit outil de montage, Créateur de vidéo, proposé en natif qui permet d'ajouter des thèmes, fichiers audio ou photos. Les vidéos étant encapsulées en MP4, vous parviendrez sans mal à les lires ces vidéos sur d'autres machines. 
 


Interface, écosystème et services


Ce Samsung Galaxy S2 profite donc de la dernière version d’Android, Gingerbread 2.3. Principale amélioration : la rapidité ! Chargement d’une page web, démarrage, lancement d’une vidéo, tout semble plus rapide avec cette nouvelle version d’Android qui n’est pourtant pas optimisée pour les puces dual core. On apprécie également le nouveau clavier et une interface utilisateur sobrement efficace qui joue sur la thématique « black is black ».

A côté d’Android 2.3 Gingerbread, Samsung a ajouté sa surcouche TouchWiz 4. L’ambiance très « iphone » est conservée dans les menus, de nouveaux widgets sont proposés pour personnaliser ses pages d’accueil ( il est possible de déplacer widgets et icônes d’une page à l’autre en inclinant le téléphone ) mais c’est surtout l’intégration de nouveaux Hub qui a retenu notre attention.

A côté du Social Hub qui permet d’agréger tous votre univers Facebook, Twitter; Cie en synchronisant les flux en provenance de vos contacts ou du calendrier, on trouve désormais le Sound Corner ( anciennement Music Hub) pour l’achat de musique ( pas encore disponible mais qui devrait s'appuyer sur le catalogue de 7digital), le Readers Hub pour l’achat de magazine, ebook et quotidiens et le Game Hub pour les jeux. Ce dernier devrait compter quelques exclus, nous dit-on chez Samsung. Un écosystème alternatif plutôt efficace est donc proposé par Samsung, de quoi consommer plus confortablement du contenu payant ou gratuit.





Des outils intéressants accompagnent ce Galaxy S 2. Avec Samsung Drive, il vous est possible de faire sonner le mobile à distance depuis n’importe quel navigateur web, le localiser, le verrouiller, enregistrer un nouveau message d’accueil ou envoyer un SMS, un Mobile Me like gratuit façon Samsung . La nouvelle version du très polémique outil de synchro Kies fait son apparition. Baptisé Kies Air, il permet d’effectuer ses synchro sans fil, en Wi-Fi toujours via une page web sur votre ordinateur. Simple et enfin fonctionnel ...




Ce Samsung Galaxy S II nous a évidement fait forte impression, un tactile qui se place dans la continuité de son glorieux aïeul avec un design plus séduisant et suffisamment de nouveautés matérielle et logiciel pour faire craquer tous les fans de "bugdroid", voire séduire les amateurs de pomme. 
Son positionnement tarifaire est certes plus élevé que le Galaxy S lors de sa sortie ( voir prix et disponibilité chez Orange, SFR, Bouygues Telecom et Virgin Mobile ) mais il s'agit à n'en pas douter du smartphone les plus complet disponible actuellement. On regrettera surtout un finition moins "quali" que la concurrence directe, un tuner FM perfectible ou l'absence de prise Micro HDMI pour profiter pleinement de la Full HD.



VIDEO :






HTC Sensation


http://www.cnetfrance.fr/special/google-4000078309.htm




Le HTC Sensation tente de s’imposer comme le nouveau meilleur smartphone Android haut de gamme avec ses composants à la pointe et le rafraichissement de la surcouche HTC Sense qui dispose déjà d’une bonne réputation.
Le nouveau fleuron d’HTC est d’ores et déjà disponible chez SFR. Il est proposé à 129 euros (offre de remboursement de 100 euros) avec la souscription d’un forfait Illimythics 5 + Webphone 1H ou a 99 euros (toujours grâce à offre de remboursement de 100 euros) avec un forfait Illimythics 5 + Webphone 2H ou plus.

 On se connait ?


Le HTC Sensation est très similaire au HTC Desire S avec une coque en aluminium arrondie. Trois nuances de gris ajoutent un peu d’éclat à ce qui reste juste une coque de smartphone parmi tant d’autres. Un design maintes fois exploité par HTC et qui manque d'originalité... L’écran est positionné légèrement sous le cadre, ce qui le protège et donne à vos doigts un petit retour quand vous commencez à glisser en dehors de la zone tactile.

L’écran du Sensation est de la même taille que celui du HTC Desire HD : 4,3 pouces. Mais en raison du design différent, les coins ronds et affinés notamment, le Sensation donne l’impression d’être plus compact que le Desire HD dans la main. Une compacité du également à sa finesse. Un bon point donc face à l’imposant Motorola Droid pourtant lui aussi équipé d’un écran 4,3 pouces. Reste que face au Samsung galaxy S 2, son principal concurrent, le Sensation est plus lourd (148g sur la balance contre 116g) et plus épais (11.3 mm contre 8.49 mm).
Si le Sensation a pour lui une coque en aluminium solide, le Galaxy S 2 risque bien d’emporter plus de suffrages au niveau du design avec sa finesse et sa légèreté.

Un équipement haut de gamme

La résolution de l’écran est de 540x960 pixels, correspondant à un format large 16 :9. Durant la première prise en main l’écran nous est apparu très lumineux et de très bonne qualité, affichant parfaitement le texte d’une page web même en zoomant au maximum. Cependant, comparé à l’écran AMOLED du Samsung Galaxy S 2, le Super-LCD du smartphone taïwanais dispose d’un contraste bien inférieur. Les noirs sont bien plus profonds sur le Galaxy S 2 que sur le Sensation.
C’est un processeur Snapdragon MSM 8260 double coeur à 1,2 GHz qui propulse le HTC Sensation. Ce type de processeur est à même de faire tourner des apps Android très gourmandes, et place le Sensation en compétition directe avec le Samsung Galaxy S2.
Même catégorie de processeur, même taille : le Sensation et le Galaxy S2 sont indéniablement en position de face à face dans le segment des smartphones Android haut de gamme à grand écran.


HTC Sensation

On reste dans le haut du panier avec les autres caractéristiques : 768 Mo de RAM, 1 Go de ROM et un chipset graphique Adreno 220. Comme on peut s’y attendre, Android et la surcouche Sense 3.0 tournent à merveille.
Les vidéos HD en Flash n’ont pas réussi à prendre à défaut le processeur qui fournit toujours une expérience de navigation fluide quoiqu’il arrive.
Quant au stockage, le Sensation embarque 4 Go de mémoire interne extensible via un slot microSD (8 Go fourni). Le port microSD est situé sous la coque, un emplacement peu pratique.
La capacité de la batterie est légèrement inférieure à celle du Galaxy S 2 : 1520 mAh contre 1650 mAh pour celle du smartphone Samsung. On dépasse tout de même la journée d’utilisation intensive avec le HTC Sensation, sans atteindre pour autant les deux jours.

Photos et vidéo : du mieux


La partie photographie qui a toujours été le parent pauvre des smartphones HTC s’améliore ici légèrement. Le capteur 8 megapixels du HTC Sensation a un meilleur piqué que celui Desire S. Le double flash LED permet aussi d’obtenir des photos plus convenables dans les lieux sombres. Ce n’est toujours pas l’apanage mais HTC est sur la bonne direction.
Du côté de la vidéo, la caméra arrière est capable de filmer en Full HD 1080p à 30i/s. Les vidéos sont toujours fluides, même en Full HD. On regrette néanmoins le fait de ne pas pouvoir zoomer sans saccade (le zoom fonctionne par « crans »), la relative lenteur de la mise au point et l’absence d’un stabilisateur. Une caméra VGA frontale est également présente.

HTC Sensation

HTC Sense 3.0 et Android 2.3

C'est une des meilleures surcouches Android qui a été mise à jour avec ce Sensation. L’interface utilisateur HTC Sense tire profit de toute la puissance de ce nouveau smartphone.
HTC Sense n’amène pas seulement des widgets superbement réalisés, il ajoute aussi des fonctionnalités très pratiques à Android. En guise d’exemple on citera cette application qui centralise en un seul et même endroit les contacts Facebook et Twitter avec le carnet d’adresse de Google. Le nouvel écran de verrouillage est également particulièrement bien pensé avec l’intégration de quatre raccourcis. D'un tapotement, sans avoir à déverrouiller le HTC Sensation, il est ainsi possible d'utiliser l’appareil photo. Et il est maintenant possible de personnaliser ses raccourcis.



HTC Sensation


En plus d'améliorations à tous les étages, les widgets ont été redessinés, même le widget météo qui faisait déjà l'unanimité. La version 3.0 de Sense est bardée d’animations 3D. Passé d'une application à une autre et vous verrez un effet particulièrement bien réalisé. Les transitions entre chaque écran sollicitent d’ailleurs beaucoup le processeur. Sense 3.0 ne semble donc pas approprié aux smartphones HTC équipés de processeurs moins rapides.
Sous la surcouche du constructeur taïwanais c’est Android 2.3.3 qui tourne, la dernière version de l’OS mobile de Google.

HTC Watch et Lecteur

Non content de peaufiner une surcouche qui brillait déjà par son esthétique efficace et pratique, la firme taïwannaise ajoute son service de VOD HTC Watch, fruit de l'acquisition de Saffron Digital. Accessible en 3G et en Wi-Fi, ce service offre la possibilité de visualiser un programme en cours de téléchargement, des programmes qui pourront être partagés sur 5 terminaux HTC. L'étendu du catalogue de films n'est pas encore comparable à iTunes, loin de là, mais gageons que cela évoluera dans le bon sens.
Quant à Lecteur, il s'agit de l'iBooks de HTC qui est basé sur Kobo. On reprochera un manque d'options de lecture à cette application, comme l'impossibilité de changer la police.




Le HTC Sensation est une belle réussite avec son grand écran et son processeur très rapide. Son design est vu et revu, il ressemble énormément à ce que HTC a déjà pu faire par le passé, mais pour qui cherche un smartphone à grand écran il est indubitablement un des meilleurs choix. En un mot : une véritable Sensation.


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Nokia Lumia 800




Balloté sur le terrain du Smartphone haut de gamme, le constructeur finlandais qui a vu sa part de marché fondre comme neige au soleil se devait de réagir face à une concurrence très agressive représentée par Samsung, HTC et Apple.

Si les dernières années furent compliquées pour Nokia, le constructeur entend bien s’offrir un nouveau départ avec Windows Phone quitte à signer la fin programmée de Symbian et de son écosystème.
Un choix difficile, mais salutaire pour Nokia qui propose désormais une stratégie plus claire pour les observateurs comme pour les utilisateurs en s’appuyant sur un OS mobile, Windows Phone à la fois original et prometteur en terme de convergence pour la tribu Microsoft.
Une convergence qui sera appréciée par les utilisateurs de Window 7 sur PC ou de Xbox est qui pourrait bien devenir la valeur ajoutée de Windows Phone, un plus lui permettant de devenir une véritable alternative face à Android ou iOS.
Avec ce premier Windows Phone, le Lumia 800, Nokia valorise son savoir-faire matériel en nous proposant un smartphone remarquablement fini et doté d’un design distinctif. Suffisant pour inquiéter les best-sellers que sont iPhone 4S et Galaxy S2 ? Éléments de réponse dans ce test du Nokia Lumia 800.

Ambiance haut de gamme


Dès l’ouverture de la boite, Nokia entend confirmer le positionnement de son nouveau Lumia. Une boite à compartiment où l’on trouve, élément suffisamment rare pour l’indiquer, une housse. Chargeur, écouteur, câble micro USB, il manque en revanche un câble vidéo, Nokia nous ayant habitué dans le passé à fournir cet accessoire. 



Un accessoire manquant et pour cause, pas de sortie vidéo sur ce Nokia Lumia 800, une des limites imposées pour le moment par Windows Phone 7.5, nous y reviendrons…

Une fois le terminal en main, on ne peut que constater le design inspiré et la finition unibody de la coque en polycarbonate. C’est beau,  ça tient bien en main et l’ensemble délivre une vraie qualité perçue. 




Nous avions eu les mêmes bonnes impressions avec le Nokia N9 sous Meego et pour cause, ce Lumia reprend les codes stylistiques du N9 qui n’est jamais sorti dans l’hexagone…

Sur le dessus, on trouve la prise jack audio directement accessible tandis que la prise micro usb et l’accès à la carte sim sont protégé par des trappes. Au dos le capteur 8 mégapixels épaulé par un flash, sur le dessous le haut-parleur, sur la tranche les touches physiques.




Autre limite imposée par Microsoft pas de slot pour une carte mémoire et impossible d’ouvrir le terminal pour accéder à la batterie. Des particularités qui ne surprendront pas les possesseurs d’iPhone…
L’assemblage et les finitions sont très bonnes et valorisent ce premier Windows Phone made in Nokia. Un plus pour la marque finlandaise qui souhaite dépoussiérer son image.
Une image plus engagée traduite pas un produit design et une campagne de pub très orientée lifestyle .


Bien équipé, mais quelques lacunes

Pour son premier Windows Phone, Nokia propose une dalle AMOLED de 3.7 pouces de 480 x 800 pixels. L’affichage est très contrasté, les noirs profonds et cet AMOLED ne sature pas trop les couleurs. Un bon écran qui mettra bien en valeur les vidéos et qui offre un touché confortable avec son revêtement Gorilla Glass bombé.

Pour animer ce Lumia 800, Nokia a opté pour Qualcomm MSM8255 (simple cœur)  cadencé à 1.4 GHz épaulé par 512 Mo de RAM et un Adreno 205 pour la partie graphique. Une solution suffisamment performante pour offrir une utilisation confortable de Windows Phone. C’est fluide, rapide, rien à redire sur l’usage.

Petite déception concernant le stockage, le Nokia Lumia 800 se satisfait de 16 Go dont 13.90 réellement disponibles. Comme sur tous les Windows Phone, du moins jusqu'à présent, car Microsoft devrait s’assouplir sur ce point, pas de slot pour carte mémoire afin d’étendre le stockage. Pour tempérer ce point, vous trouverez un stockage gratuit de 25 Go en Cloud avec la solution Skydrive pour héberger photo, vidéo ou musique (possibilité de streaming via le navigateur).
Au dos, on trouve un capteur de 8 mégapixels qui profite d’une belle ouverture de f/2.2 (contre 2.4 sur le 4S) et un grand angle de 28 mm. 


Nokia a l'habitude de soigner la partie photo. Sur le papier, la Lumia mérite d’être classé dans la famille des photophones, en pratique si la restitution est bonne, nous nous attendions à mieux. Les clichés pris avec l’iPhone 4S nous semblent meilleurs au niveau piqué et couleurs. 

Si le Lumia a pour lui des réglages natifs bien plus étoffés que le smartphone d’Apple, il se satisfait d’un mode vidéo 720p là où la concurrence est majoritairement passée au 1080p. Surtout, nous avons constaté  quelques saccades. Sur ce point, l’iPhone 4S et sa possibilité de bloquer l’exposition ou l’autofocus est loin devant. Un mode vidéo décevant donc, mais qui devrait être corrigé, Nokia proposera un correctif prochainement.
Toujours concernant la partie photo/vidéo, pas de caméra en façade, exit donc la visio, dommage.

Côté autonomie, Nokia nous avait habitués à mieux par le passé. Avec sa batterie de 1450 mAh, nous avons relevé tout juste atteint la journée d’utilisation avec un usage assez basique ( push, un peu de navigation web, consultation de mail, 2 heures de musique, 30 minutes de lecture vidéo en Wi-Fi, quelques appels).

Des services exclusifs pour se distinguer

Si ce Nokia Lumia 800 compte quelques lacunes côté stockage et capture vidéo sensiblement moins bonne que la concurrence directe, il entend bien mettre d’autres arguments sur la balance pour séduire.

Sur un secteur très uniformisé où règne les Galaxy S2, iPhone 4 et 4S, Nokia compte sur le design de son Lumina, son interface et ses services exclusifs pour se distinguer de ces derniers.
Un Windows Phone en version 7.5 qui nous séduit par son originalité ( voir les nouveautés de Windows Phone 7.5 Mango, voir la vidéo ), pas d’inspiration du côté d’iOS ou Android, Microsoft crée ses propres codes avec des hubs ou univers d’usages où tout est unifié. Une vision assez logique et qui pourrait bien séduire les utilisateurs en quête de simplicité. 


Un OS convaincant par sa simplicité, mais qui peine à séduire les utilisateurs. Avec moins de 6 % de part de marché en Europe, on ne peut parler de carton. La faute à un manque de convergence évident avec les produits Microsoft, PC sous Windows 7 ou Xbox. 

Dommage, c’est justement cet aspect convergent que Microsoft met en avant sans pour autant apporter des éléments pratiques pour l’étayer. Pourtant, le potentiel et le pouvoir de séduction de Windows Phone est clairement du côté de la convergence pour attirer la tribu Microsoft…


Pour développer la notoriété de Windows Phone et convaincre les utilisateurs, Nokia mise sur un plan com. avec 2000 produits disponibles en démo dans les boutiques et une formation (commission ?) pour les vendeurs. 
À côté de cette stratégie de com, Nokia apporte sa valeur ajoutée à Windows Phone Mango (7.5) avant de pousser encore plus loin la personnalisation sur la version 8, Apollo. 
Une valeur ajoutée du côté du service avec la solution de navigation gratuite en 2D et 3D Nokia Drive ou Nokia Maps pour la cartographie, une bonne alternative à Bing proposé en natif. 

Vous trouverez également Nokia Musique, un iTunes like façon Nokia qui profite d’un service de radio, Radio Mix qui agrège des listes audio en fonction des styles musicaux ( joli catalogue gratuit ) ou la fonction concert qui cherche les artistes qui se produisent à proximité.  


On trouve également dans la logique d’éditorialisation une sélection d’appli régionalisées, donc en français pour le marché hexagonal avec Nokia highlight. Pour pousser l’adoption du Lumia, Nokia intègre l’appli  Transfert de Contact compatible avec l’essentiel des OS du marché pour rapatrier uniquement ses contacts en Bluetooth sur son compte Windows Live.
Reste les lacunes inhérentes à l’OS,  comme ce clavier étriqué. On ne comprend toujours pas pourquoi Microsoft ne profite pas de toute la largeur de l’écran en mode paysage…


Le navigateur Web, Internet Explorer 9 offre en revanche une bien meilleure compatibilité avec les formats du web (hormis le Flash) que la précédente version assez catastrophique (voir le face à face) et obtient un 100/100 sur Acid 3 contre 100/100 pour Safari Mobile et 95/100 pour Chrome Lite.



Sur un segment dominé par Android et iOS, ce Nokia Lumia est probablement le meilleur produit pour appréhender Windows Phone. Avec son écran flatteur, son autonomie correcte, sa très bonne finition et son design attrayant, le Lumia 800 devrait rassurer les utilisateurs historiques de Nokia. 
S’il boxe dans la catégorie des smartphones haut de gamme, le Lumia 800 ne joue clairement pas dans la surenchère techno. Pour autant, ce Nokia est convaincant à l’usage et l’expérience Windows Phone même si elle est encore perfectible est suffisamment différenciante pour séduire un public en quête de nouveautés.

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Sony Ericsson Xperia Arc



Sorti de sa boîte, le Sony Ericsson Xperia Arc plutôt long comme mobile. Normal, il arbore un superbe écran capacitif de 4,2 pouces de diagonales (presque 11cm !) affichant une résolution de 480x854 pixels. 

Malgré tout, il est plus petit qu'un Nokia E7 ou évidemment un iPhone 4. Il tire son nom de la courbe qu'il forme, rehaussée par celle de son couvercle. Comme déjà sur la gamme des Xperia (X10 notamment), amateurs et néophytes en smartphones sont surpris.


Les amateurs qui savent que les Xperia tournent traditionnellement sur Android ont du mal à reconnaître l'OS mobile de Google, tant l'ergonomie, l'interface graphique ou les fonctions détonnent par rapport à un Google Phone lambda. Les néophytes sont également surpris et séduits car l'utilisateur est « pris par la main » dès le démarrage du smartphone. 

Entre le guide utilisateur, les astuces régulières affichées en pop-up ou la page de conseils, pas besoin d'être un mordu de technologie pour le maitriser en quelques heures. 


Par rapport à iOS qui vante l'ergonomie intuitive, Android 2.3.2 (Gingerbread) à la sauce Sony Ericsson est un redoutable adversaire, probablement l'un des meilleurs. Ainsi l'application Timescape fusionne les conversations SMS/MMS ou les statuts/publications Facebook etTwitter. Un léger scroll du pouce permet de feuilleter rapidement et facilement ces différents items.

La partie électronique demeure intéressante mais de second plan, à la vérité. Certes, sous le capot on retrouve sans surprise, le processeur Qualcomm Snapdragon 1Ghz, épaulé par 512 Mo de RAM. Le fabriquant a toutefois eu la bonne idée de fournir une carte microSD d'une capacité de 8Go, en plus des 512Mo de mémoire interne. 

Plus exotique, le capteur Exmor de 8 mégapixels produit des clichés assez moyen au final ; la faute à un lissage excessif des pixels pour supprimer le bruit. Sur l'écran du Sony Ericsson Xperia Arc, on ne discerne rien mais sur un grand écran, ça saute aux yeux. De plus, le zoom s'avère très limité. Il ne fonctionne ni à la résolution 8 mégapixels, ni 6 Mpx. Il faudra donc se contenter de la définition 2 mégapixels pour réaliser des clichés avec le zoom numérique. 


On apprécie toutefois les différents modes de vue (paysage, portrait, contre jour...) et la reconnaissance automatique des visages. Le flash LED est assez puissant, par ailleurs. En mode vidéo, le smartphone peut monter jusqu'à une définition de 1280x720 pixels (HD Ready). Parmi les applications préinstallées, on peut saluer la présence de « Serveur Media » pour diffuser vos MP3 ou vidéos d'un PC Touchnote pour envoyer de véritables cartes postales (avec un recto issue d'une de vos photo et un verso personnalisable). 

Enfin, malgré le WiFi activé, le Sony Ericsson Xperia Arc offre une bonne autonomie de 3/4 jours.

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BlackBerry Torch



Une remarque entendue chez RIM : le BlackBerry 9800 Torch « a le même gabarit que le Bold 9700 ». Il lui ressemble et garde un clavier physique, l'interface préférée des utilisateurs de BlackBerry. Mais RIM a rajouté à son nouvel smartphone un écran tactile (capacitif), l'autre interface à succès présente maintenant sur la majorité des smartphones. 

On pourrait présenter le BlackBerry Torch comme un croisement entre le Bold et le Storm. Nokia et HTC n'en sont pas à leur premier smartphone à double interface de saisie, mais c'est la première fois pour RIM avec ce Torch.

Pour l'ouvrir, c'est-à-dire faire glisser l'écran vers le haut et découvrir le clavier physique, il faut avoir le coup de main, ou plutôt le coup de pouce. Il n'y a aucune butée ou petite aspérité pour caler le doigt et faciliter la poussée. En ne se servant que d'une main, la manipulation la plus simple est de commencer à déplacer les deux plateaux de l'appareil en introduisant son ongle dans l'interstice. Une habitude assez vite trouvée. Mais les habitués du clavier des Bold pourront trouver celui du Torch un peu moins confortable : en effet, celui-ci, du fait de sa conception, est « coincé » par les rebords supérieur et inférieur.

Le BlackBerry Torch est animé par un processeur de 626 Mhz épaulé par 512 Mo de RAM, une configuration plutôt light comparée aux monstres de puissance tels les Samsung Galaxy S ou HTC Desire (voir notre benchmark), mais suffisant pour faire tourner  sans trop de ralentissements BlackBerry OS 6.
Pour le stockage des données, on trouve une mémoire interne de 4 Go extensible via le slot microSD ( carte jusqu’à 32 Go).  Pour faire évoluer le Blackberry Torch, le kiosque de téléchargement d’applications App World en version 2.0 est pré installé. 



Personnalisation aisée


L'interface graphique du BlackBerry Torch est très agréable. Les icônes de l'écran d'accueil sont épurées, le tout est claire. Bien ordonné. On passe latéralement d'un écran à l'autre, par des mouvements légers du doigt sur l'écran ou sur le petit pavé tactile placé sous celui-ci.

On pourrait dire que c'est pareil sur iOS (Apple) et Android. Mais en fait, le parti pris de RIM est différent. Il répartit les différentes fonctions du téléphone à travers des écrans selon une autre logique. Il y a en effet un écran Tous (qui regroupe toutes les fonctions), un écran Fréquent, un écran Téléchargement (qui indique les applications téléchargées à partir de la boutique App World), un écran Multimédia (pour la visualisation des vidéos, des photos, ….) et un écran  Favoris. Plus précisément, l'écran est un fonds d'écran sur lequel se pose un « volet », qui, lui, porte les applications. Ce volet s'ouvre, coulisse et se fixe à la hauteur voulue. Après fermeture (en passant par la commande « Fermer fenêtre » du menu), il peut se rouvrir à la même hauteur.



Cela n'a l'air de rien mais c'est une autre façon de personnaliser son téléphone.

Ces applications, sur l'écran, peuvent être manipulées de différentes façons. Une pression longue sur l'une d'elles fait apparaître un menu contextuel graphique. Ce dernier contient huit petites icônes pour exécuter ces commandes : Marquer comme favori, Déplacer, Déplacer vers un dossier, Masquer, Supprimer, … Pour déplacer par exemple l'application concernée, il suffit juste de toucher l'endroit voulu sur l'écran. Facilement. Évidemment il y a moyen de passer par le menu textuel, mais cette approche graphique est vraiment réussie. 

Tout comme les utilisateurs du dernier OS de l'iPhone, ceux du Torch pourront regrouper leurs applications dans des dossiers. Dossiers qu'ils créeront, nommeront comme voulus. Et modifieront (déplacement, sous-brillance, ...) aussi à leur guise. A noter aussi : on navigue rapidement à travers les dossiers en utilisant le pavé tactile. Ce dernier est réactif et ne fait pas regretter du tout la petite boule (et encore moins la molette) des anciens BlackBerry.

Des e-mails bien gérés


Et la gestion des e-mails, reste-t-il encore le domaine privilégié du BlackBerry ? Même si l'iPhone et les  smartphones sous Android ont fait des progrès considérables dans la gestion des mails (comme la possibilité de les associer au serveur de messagerie d'une entreprise), il reste de la marge à RIM qui offre de multiples commandes pour traiter un message. Nous avons été surpris par une fonctionnalité en particulier. 

Quelques précisions d'abord. Pour tester la gestion des e-mails d'un smartphone, nous devons d'habitude indiquer, outre le nom d'utilisateur (l'adresse e-mail) et le mot de passe, les paramètres de messagerie (les fameuses adresses des serveurs de réception et d'expédition, pop ou imap, et smtp). Cette opération est en général inutile avec des adresses de services de messagerie connus tels Yahoo, Gmail, Hotmail,… : les systèmes des smartphones retrouvent leurs paramètres de serveurs. Or, nous avons fait le test avec des comptes de messagerie liés à des noms de domaine achetés. Pour ainsi dire, il n'est pas évident, a priori, de trouver le serveur de messagerie associé à un nom de domaine acheté. 

Eh bien, avec le Torch, c'est la première fois que, lors de nos tests, un smartphone retrouve tout seul les paramètres (pop ou imap et smtp) d'un compte e-mail utilisant un nom de domaine acheté, et ce en n'ayant donné que le nom d'utilisateur et le mot de passe. Pas mal. Car cela fait gagner du temps et évite les erreurs. Mais nous nous demandons quand même comment s'est « débrouillé » le système BlackBerry. Est-ce qu'il avait enregistré dans une base de données les paramètres des mêmes comptes e-mails lors de précédents tests sur d'autres téléphones BlackBerry? Ou possède-t-il ou consulte-t-il une autre base de données (de type Who is) pour connaître à quel hébergeur est associé un nom de domaine? Nous répondrons à cette réponse dès que possible.

Autre test avec les e-mails : nous avons comparé la qualité d'affichage d'une pièce jointe, en l'occurrence un document pdf, entre le Torch et l'iPhone. Résultat intéressant. Vous savez certainement que la technologie BlackBerry repose en partie sur la compression des données et sur l'utilisation de serveurs hébergeant et dupliquant ces données. Le document reçu, une fois chargé dans les deux appareils Torch et iPhone 4, met plus de temps à s'afficher sur le premier que le second, surtout après avoir zoomé avec les doigts sur l'écran. De plus, sur le BlackBerry Torch, la compression est vraiment visible, la définition des caractères bien moins bonne que sur l'iPhone 4. Mais ce dernier n'affiche pas tout! Dans notre cas, il a fait l'impasse, entre autres, sur un logo placé normalement le long du document à gauche. Logo bien présent sur le Torch par contre.

Pour le Web, le meilleur reste le même


En naviguant sur les pages Web avec le BlackBerry, nous avons apprécié une plus grande fluidité d'affichage. Mais encore une fois(mais cela doit commencer à vous lasser, non?) l'effet zoom avec les doigts est plus fluide avec l'iPhone 4 : en effet le grossissement de la page suit plus rapidement et quasiment sans délais le déplacement des doigt. Sans conteste. Nous l'avons constaté aussi, la nouvelle mouture du système, le BlackBerry 6, n'accepte pas encore (comme l'iPhone 4) la technologie d'animation Flash.


Par contre, il est capable d'assurer une navigation Web par fenêtres. Un nombre de fenêtres élevé d'ailleurs. Autant que la mémoire le permet, nous a-t-on fait comprendre. Nous nous sommes arrêtés de compter à 13 fenêtres. Quoi qu'il en soit, c'est bien suffisant dans la plupart des cas.

Plus mélomane que caméraman


La qualité des photos (à 5 mégapixels, niveau devenu référence pour plusieurs smartphones rivaux), si elle est satisfaisante, n'égale pas celle de l'iPhone 4. Cependant nous avons apprécié l'ergonomie et l'interface du mode APN. Le zoom s'effectue avec les même boutons de réglage du volume.  Les modes scènes à choisir sont expliqués clairement au novice : par exemple pour le mode Fête décrit comme « idéal pour capturer des personnes dans des environnements sombres en intérieur » ou encore le mode Whiteboard, « idéal pour capturer du texte sur un tableau blanc ou sur du papier blanc; améliore les détails et la netteté du texte sur fonds blancs. » Tout cela s'emploie facilement, sans possibilité de faire des réglages basiques tels la sensibilité ISO (tout comme l'iPhone).

La vidéo enregistrée par le Torch, quoique de qualité honnête, est en retrait face à certains concurrents (iPhone 4 et évidemment Nokia N8). Et de plus, il n'atteint pas la résolution HD. Par contre l'écran 3,2'' à 480x360 pixels procure un bel affichage.


Nous avons bien apprécié la fonction baladeur. La restitution sonore est dynamique. L'interface est un modèle. Lorsqu'un morceau est joué, le nom de l'artiste ainsi que le titre de l'album sont cliquables. Et ils renvoient directement aux autres contenus du même artiste ou album. Très fonctionnel. Dommage quand même, la prise jack (contrairement aux smartphones concurrents) est mal placée : sur la tranche droite. Dans la poche, cela obligerait l'usage d'une connectique coudée.

Plus Messenger que guide


Mis en avant dans sa publicité, le BlackBerry Messenger est un service de tchat dédié aux utilisateurs des smartphones de la marque. Facile d'utilisation, il suffit d'envoyer un mail d'invitation à un contact (ou introduire des identifiants définis par BlackBerry). Ensuite tout nouveau message est indiqué dans le flux de ses réseaux sociaux. Comme sur Skype, pendant la conversation, on est averti lorsque le correspondant est en cours d'écriture de son message.

Il y a par contre un service que BlackBerry gagnerait à améliorer grandement : son GPS. Il se contente de se localiser (rapidement d'ailleurs lorsqu'on est dehors) et d'afficher son itinéraire. Mais quid de la navigation GPS. Face à Google Navigation ou à Ovi Cartes, c'est léger...


Et, à notre avis, la boutique d'applications que propose RIM, à savoir son App World, est perfectible. Autant pour la quantité d'applications disponibles que pour les prix proposés (souvent chers) ou encore la recherche. Par exemple, nous n'avons pas trouvé d'application Flickr (un des réseaux communautaires leaders de partage de photos), dont diverses versions sont disponibles pour iPhone et smartphones Android. Nous avons fait une recherche avec le mot voyage et n'avons reçu comme résultats que seulement onze applications, dont une bonne part sont des guides de voyage (Bruxelles, Berlin ...) à 6,49 €. Une autre recherche avec le mot en anglais a donné un meilleur résultat, mais toujours sans  convaincre. L'App World est petit.



L'autonomie, elle, est plus grande. Meilleure que celle de plusieurs concurrents. Après plus d'une semaine de test, nous avons constaté que le BlackBerry Torch peut tenir facilement une journée. Nous avons globalement apprécié manœuvrer ce Torch. Curieusement, très satisfaits de l'interface graphique et tactile du téléphone, nous avons souvent préféré passer par le clavier tactile lorsqu'il a fallu écrire. RIM a fait du bon travail dans ce sens. C'est limpide. Cependant il lui reste, comme les concurrents d'ailleurs, à améliorer la navigation Web. Dans ce domaine, jusqu'à présent, à l'exception peut-être des HTC Desire, c'est l'iPhone qui tient le flambeau!

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